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Dawa SHERPA aux JO de Vancouver

Article écrit par le 16 fév 2010 dans la catégorie : Edito, News   -  

Vancouver le 15 Février 2010

Dawa participe aux JO de Vancouver sur le 15km de ski de fond style libre et a terminé à la 92ème place en 44’26 : à lire le classement 15km ski de fond

A lire l’article de Pascal Grégoire-Boutreau sur lequipe.fr : Dawa Sherpa, une autre vision

Extrait :
Pendant que les champions se disputeront les médailles, le Népalais Dacchiri Dawa aura d’autres ambitions. Il est pourtant lui aussi un grand champion.
Ce lundi, au départ du 15km libre, il y aura les Norvégiens, Allemands, Russes, Italiens, Français etc. Pendant que Vincent Vittoz et Jean-Marc Gaillard défieront les autres stars de la discipline pour les breloques, loin derrière, les concurrents des « petites nations » auront bien d’autres ambitions. Parmi eux, le Népalais Dacchiri Dawa Sherpa. Né il y a 40 ans à Chulemo-Taksindu Solukhumbu, petit village logé à 2 700 m d’altitude dans les contreforts de l’Everest, « Dawa » (« lundi » en langue sherpa, jour de sa naissance) participe à ses deuxièmes Jeux olympiques, quatre ans après un baptême à Turin. Il y avait terminé 94e (sur 99) du 15km classique. Une performance plus que modeste certes. Mieux vous pourtant se méfier des apparences. Car Dacchiri Dawa Sherpa est un champion. Un grand champion.

Le corps et l’esprit en communion

Depuis plusieurs d’années, il est en effet l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de trail, ces courses nature actuellement en plein essor. Les chemins escarpés, les longs raids parfois supérieurs à 100km à travers les montagnes sont un domaine où il règne quasi sans partage. Mais au-delà de ses performances sportives, Dawa est avant tout un personnage infiniment respecté par tous les traileurs. Prononcez son nom sur un forum dédié à la course à pied et vous aurez alors un inventaire complet des superlatifs et des marques de respect. Arrivé bien longtemps avant les autres coureurs, il est de ceux qui restent plusieurs heures sur la ligne d’arrivée, jamais avare d’un encouragement ou d’un conseil. L’héritage sans aucun doute de ses sept années passées dans un monastère bouddhiste où il entra à six ans. « Au début, je ne comprenais pas le sens de la compétition, confiait récemment Dawa installé depuis plusieurs années en Suisse comme maçon, après avoir rencontré sa femme actuelle lors d’un trek. Pour moi, la course, c’est avant tout le plaisir de rencontrer des gens et d’échanger. Le classement n’est pas ma priorité. L’idée de  »se faire mal » n’est pas dans mon esprit. J’écoute toujours mon corps et, quand je souffre, je ralentis. Si le plaisir n’est plus là, je préfère arrêter. Tout ce que j’ai appris au monastère, je m’en sers tous les jours, dans ma façon de penser et de gérer les choses de la vie. Le corps et l’esprit doivent être en communion. Le stress, la jalousie et l’envie sont les trois choses qui font le plus de dégâts chez l’homme, et j’essaie de les vaincre. »

Construire une piste de fond au

Pour gagner son carnet d’invitation à la fête olympique, Dawa a d’abord dû participer à cinq courses FIS. Après une saison très chargée en trail (il court pratiquement tous les week-ends), il n’est revenu que début novembre d’une course qu’il organise au Népal, le SoluKhumbu Trail. Il a ensuite pu partager quelques stages avec l’équipe de France et profiter de quelques conseils. «Nous n’avons évidemment pas les mêmes objectifs, mais quand ils me voient sur la piste, les entraîneurs me donnent quelques conseils», explique-t-il.

Voir le Calendrier des Sports Nature 2010


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Une Réponse »

  1. J ai connue SHERPA DAWA, une emblème, lors du trail de Courchevel cet été le 9 Août 2009.
    Mon frère a suivi les foulées du SHERPA pour arriver en 2ème position (Jean-Sébastien DAVIET).
    C est en effet un homme extraordinaire au contact proche des coureurs et des spectateurs.
    Je soutiens tout à fait votre commentaire.

    Florence DAVIET.

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