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L'actualite de la Réunion et de la Zone Océan Indien avec Clicanoo.re Les infos du 2026-05-02
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Casse-toi social-tratre !" Olivier Faure enfarin lors du dfil du 1er mai Amiens
Ce 1er mai 2026, Olivier Faure, premier secrtaire du Parti socialiste, a t asperg de farine pendant la manifestation du 1er Mai Amiens, dans la Somme. Alors qu’il dfilait dans le cortge aux côts du maire socialiste Frdric Fauvet et du snateur Rmi Cardon, des militants d’extrême-gauche, dont certains masqus, lui ont lanc de la farine... aux cris de "Casse-toi, sale traître", "Le PS dehors" ou "social-traître".
"C'est une faon de me baptiser qui me va", a comment avec humour le "premier des socialistes", avant de tomber la veste et de poursuivre le dfil. Il a par ailleurs qualifi l'enfarinement de "violence symbolique" et post un message, s'affirmant "heureux [...] au milieu des travailleuses et des travailleurs".
S’il n’y a pas eu de bless, la scne a t vivement dnonce par plusieurs responsables du PS, dont Franois Hollande, Bernard Cazeneuve, Boris Vallaud et Emmanuel Grgoire. Ceux-ci ont dnonc des mthodes "inacceptables", de nature diviser au sein de la gauche. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/05/02/capture-d-ecran-2026-05-02-a-00-58-56-69f5146d7e9d7092346448.pngEcrit le 01/05 23:00 Repas un euro pour tous les tudiants partir du 4 mai
La mesure est bienvenue pour les bourses tudiantes ; elle n'en souligne que plus la prcarit croissante de cette population, qui peine ne serait-ce qu' se nourrir... compter du 4 mai 2026, le repas 1 euro sera accessible l’ensemble des tudiants dans les structures du Crous ; la condition de ressources disparaît, le tarif est dsormais ouvert un public largi incluant tudiants inscrits, apprentis, alternants, doctorants et volontaires en service civique. En pratique, un repas par service, midi et soir selon l’ouverture des sites, compos d’un plat principal et de deux accompagnements au plus, avec paiement via un compte Izly actif ; il est propos dans les restaurants universitaires et, lorsque cela est possible, dans les points de vente annexes. La Runion et Mayotte, les donnes communiques par le Crous font tat de plus de 331 000 repas servis en 2025 ; 80 % l’ont t au bnfice d’tudiants boursiers ou en situation de prcarit, soit au tarif social, principalement 1 euro, rappelait le Crous de La Runion-Mayotte dans un communiqu. La gnralisation vaut pour tout le territoire ; jusqu’ici, le tarif 1 euro, instaur en 2021 dans un contexte de crise sanitaire, tait rserv moins de 700 000 bnficiaires identifis. partir du 4 mai 2026, prs de 3 millions d’tudiants sont concerns. La mesure a t arrache par le PS lors des difficiles ngociations de la loi de finances pour 2026, promulgue le 19 fvrier ; son calendrier d’entre en vigueur intervient en cours d’anne universitaire, avant une monte en charge attendue la rentre suivante. Le coût annonc s’tablit autour de 50 millions d’euros pour 2026 ; mais certains estiment que cela ne suffira pas. Les organisations tudiantes avancent quant elles le chiffre de 90 millions d’euros par an, l’enveloppe ncessaire selon elles pour faire fonctionner pleinement la mesure. Le hiatus est de taille. Le rseau des Crous, qui compte environ 900 points de restauration et 7 500 agents, s’attend une hausse de frquentation et adapte son organisation pour y faire face. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/05/02/capture-d-ecran-2026-05-02-a-00-47-31-69f511e1c2643674829301.pngEcrit le 01/05 22:49 La Charte sociale europenne tendue Outre-mer depuis hier, une porte incertaine
Applicable en France depuis 1973, la Charte sociale europenne est tendue aux territoires ultramarins compter du 1er mai 2026, par une dcision prise par Emmanuel Macron symboliquement le 19 mars dernier, 80e anniversaire de la dpartementalisation. Cette dcision met fin une exclusion ancienne, traditionnellement qualifie "d'anomalie", et ouvre potentiellement de nouveaux recours juridiques en matire de droits sociaux. Ratifie par la France en 1973, la Charte sociale europenne engage les États signataires garantir des droits conomiques et sociaux essentiels : accs au logement, la sant, l’ducation, l’emploi, ainsi qu’aux conditions de travail. Elle s’inscrit dans l’architecture juridique europenne aux côts d’autres textes relatifs aux droits fondamentaux, mais se concentre sur les droits sociaux, conomiques et environnementaux. Jusqu’en 2026, ce texte ne s’appliquait donc pas aux dpartements et collectivits d’outre-mer. Ces territoires en taient exclus, bien que pleinement intgrs la Rpublique depuis la dpartementalisation engage en 1946, soit quinze ans avant la rdaction du texte, en 1961. Cette exclusion reposait sur une limitation aux seuls territoires mtropolitains des États signataires ; c’est la fameuse "clause coloniale" sur laquelle ont planch les tudiants de la fac de La Runion, en cours de droit europen ou, pour les plus anciens, de droit communautaire. La dcision d'Emmanuel Macron couronne un processus engag en 2020, prolong partir de 2024 par un regroupement de structures associatives ayant saisi le Comit europen des droits sociaux, instance du Conseil de l’Europe charge du contrôle du respect du trait. Une rclamation dpose en 2024 autour de la question du chlordcone et de l’accs l’eau a t dclare irrecevable, prcisment en raison de l’inapplicabilit de la Charte aux outre-mer. Ce refus a produit un effet immdiat : il a mis en vidence une diffrence de traitement juridique et contribu acclrer la dcision d’extension. Avec l’entre en vigueur de la Charte, de nouveaux recours juridiques s’ouvrent ; les syndicats et les associations peuvent dsormais saisir le Comit europen des droits sociaux en cas de non-respect des droits garantis. Le comit peut examiner des rclamations collectives et, le cas chant, formuler des demandes de mesures provisoires, y compris avant une dcision au fond. Dans ce cadre, des demandes concrtes peuvent être prsentes : distribution de citernes d’appoint, installation de dispositifs d’accs l’eau, suspension de facturations en cas de dfaillance du service. plus long terme, des mesures structurelles peuvent être sollicites, notamment la modernisation des infrastructures de distribution et d’assainissement. Le dispositif reste encadr. Les dcisions du Comit europen des droits sociaux ne sont pas contraignantes ; elles relvent d’une autorit interprtative. Elles peuvent nanmoins produire des effets juridiques indirects, en tant prises en compte par les autorits nationales ou par les juridictions. L'enthousiasme, palpable dans les mdias depuis hier, doit d'autant plus être modr que la Charte a pris de srieux coups devant les tribunaux franais. Si le Conseil d'État a admis l'effet direct de la Charte dans un arrêt "Fischer" de 2014, la chambre sociale de la Cour de cassation a rappel en 2022 que le texte n'tait pas applicable aux litiges entre particuliers, en l'espce la contestation d'un licenciement. Ce qui en rduit singulirement la porte. Absente du dbat runionnais, la Charte fait en revanche l'objet d'un activisme prononc aux Antilles. Cette extension aux Outre-mer intervient dans un contexte contentieux en cours, notamment dans le dossier du chlordcone, pour lequel une dcision de la cour d’appel de Paris est attendue le 22 juin. La Charte peut constituer un fondement juridique complmentaire, susceptible d’être invoqu devant les juridictions nationales. Avec quel effet ? La balle est dans le camp des tribunaux. La seule certitude, c'est que l'extension de ce texte la porte incertaine risque d'accroître le contentieux. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/05/01/capture-d-ecran-2026-05-01-a-23-45-53-69f503b48d6f4841803819.pngEcrit le 01/05 21:49 Jrusalem : une religieuse franaise agresse par un Isralien, la piste nationaliste envisage, les actes anti-chrtiens en forte hausse
Mardi 28 avril 2026, vers 17h30, une religieuse franaise de 48 ans, chercheuse l’École biblique et archologique franaise de Jrusalem, est agresse sur le mont Sion, prs du Cnacle, au sud de la vieille ville ; seule, elle est projete sur une pierre puis roue de coups de pied par un homme qui l’attaque par derrire. La scne, partiellement capte par une vido diffuse par la police isralienne, montre l’agresseur s’loigner puis revenir porter d’autres coups, avant qu’un passant, prsent comme un touriste isralien en visite dans les lieux saints, ne s’interpose. La victime, lgrement blesse, prsente un hmatome la tempe et un tat de choc ; quelques heures plus tard, elle dpose plainte au commissariat, accompagne notamment du frre Olivier Poquillon, directeur de l’tablissement. Son identit n’a pas tpas rendue publique. L’institution laquelle elle appartient, fonde en 1890 et soutenue hauteur de 10 % de son budget par le ministre franais des Affaires trangres, bnficie ce titre d’une protection consulaire. En consquence, le Consulat gnral de France Jrusalem condamne "fermement" l’agression, demandant que son auteur soit traduit en justice. Le suspect, âg de 36 ans, est interpell le soir même ; le lendemain, mercredi 29 avril, la police isralienne annonce son placement en garde vue et indique vouloir en demander la prolongation. Deux thories mergent : sur la vido de l’arrestation, un policier voque une agression "motiv[e] par un mobile nationaliste", tandis que le communiqu officiel, plus prudent, prcise que "tous les mobiles possibles [sont] examins". Aucune information n’est communique sur la situation personnelle du suspect. L'homme sur la vido portait le "tsitsit" (franges apparentes du châle de prire, NDLR). Un signe de pit qui suffit aux commentateurs, notamment franais, pour dduire que l'agresseur "appartient la frange la plus radicale du sionisme religieux" - c'est France Inter qui le dit... Un milieu que le Centre Rossing pour l’ducation et le dialogue identifie comme un vivier connu des passages l’acte antichrtiens, souvent lis un mlange de ferveur nationaliste et d’extrmisme religieux. La question fait sens au regard du droit isralien, qui permet d’aggraver les peines en cas de crime motiv par la religion ou l’origine... Les condamnations sont unanimes : le ministre isralien des Affaires trangres dnonce "cette attaque abjecte" et affirme l’engagement d’Israël protger la libert de culte ; la police indique rester "dtermine protger toutes les communauts", tandis qu’une source diplomatique europenne, cite par l’AFP, replace l’agression dans "un contexte d’actes antichrtiens devenu courant". Il faut dire que les chiffres tmoignent d'une nette augmentation de ces derniers : le Centre Rossing recense 111 actes anti-chrtiens en 2024, contre 89 en 2023 ; parmi eux, 46 agressions physiques, contre 7 l’anne prcdente. Le même rapport indique que 48 % des chrtiens de moins de 30 ans envisagent de quitter le pays, et qu’un tiers d’entre eux ne se sentent pas accepts par leurs compatriotes juifs israliens. Le mont Sion est marqu par une cohabitation ancienne, ponctue par des tensions rcurrentes : le Cnacle y est considr comme un lieu saint par les chrtiens, tandis que le tombeau du roi David est vnr par les juifs... Le frre Olivier Poquillon voque, auprs de France Inter, "deux doigts d’un drame" et dnonce des "drives impunies" ; la procdure judiciaire en cours devra tablir les faits, qualifier l’infraction et dterminer les responsabilits, et dire si la qualification voque au moment de l’arrestation est confirme. Christianophobie ? L'affaire repose une question souvent tenue sous le boisseau dans un contexte domin par l'antagonisme judo-musulman. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/05/01/montsion-69f4af45d1b91158726363.pngEcrit le 01/05 15:48 Saint-Paul : "la bouteille de gaz 10 euros, mme pas pour 10% des Saint-Paulois"
Sans surprise, ce sont les changes lis la mesure-phare de la campagne d'Emmanuel Sraphin qui ressortent des comptes rendus : la bouteille de gaz 10 euros, annonce "sous conditions de ressource", sans autre prcision, pendant la squence lectorale. l’issue de la sance, l’opposition estime avoir ramen la promesse de campagne sa juste ralit en rvlant que l'engagement ne bnficiera "qu' peine plus de 3 000 mnages", soit "moins de 10 % des foyers saint-paulois". Une mesure juge insuffisante, loin du "bouclier social promis" -un propos qui vise une enveloppe de 150 000 euros annonce, juge bien trop maigre au regard des objectifs annoncs. Emmanuel Sraphin assume. "Evidemment, le projet sur la bouteille de gaz 10 euros c'est engag. 150.000 euros c'est la premire enveloppe, et s'il le faut on va en rajouter ; il faut protger les Saint-Paulois". Et de remercier son mentor, la prsidente de Rgion, galement conseillre municipale de la majorit. "Madame Bello, merci pour la bouteille de gaz 18 euros, a nous permet de complter", a-t-il lanc. Si le ton tait somme toute plutôt apais, les cendres de la campagne sont encore chaudes ; en tmoigne un change entre l'dile et Kelly Ah-Houen, conseillre municipale d'opposition et benjamine de l'assemble, autour d’inaugurations ralises par Emmanuel Sraphin en priode de rserve lectorale. L’lue a point que, de surcroît, ces initiatives "lies au domaine funraire" taient issues de projets initis par la prcdente mandature. Rponse du maire : ces oprations remonteraient en ralit l'antpnultime mandature, celle de Huguette Bello (2009-2014), et auraient t "abandonnes en rase campagne" par Joseph Sinimal. "Même que ou l jeune ou l responsable", a-t-il tacl, s'adressant la jeune femme. Le dbat budgtaire a globalement reconduit les changes de la campagne municipale rcente. L’opposition dnonce une "drive financire" et un "effondrement des investissements", pointant une pargne en chute de 40 %, une dette en forte hausse et une capacit de dsendettement passe "de 6 annes en 2021 plus de 12 annes en 2025". Elle voque galement des dpenses de "confort", notamment des frais de missions et de rception en hausse de plus de 40 %. Emmanuel Sraphin conteste toute situation critique, et entend renvoyer la patate chaude au Dpartement. Il faut d'ailleurs noter que le Conseil municipal a d'ailleurs volontiers tourn la mise en accusation du prsident du Dpartement par la majorit... "La commune n'est pas en difficult, mais on a des dpenses d'intrêt qu'on aurait pu viter. Une fois qu'une convention est signe, on doit payer, et tant que les justificatifs ont t transmis, il faut payer", a-t-il expliqu, voquant notamment une avance de "400 000 euros au CCAS". Karine Lebon a galement vis des non-paiements de subventions par le Dpartement. Logiquement, le groupe d’opposition a vot contre le Compte financier unique 2025 et le Budget primitif 2026, dnonant une trajectoire qui mnerait la commune "dans le mur financier".Lamajorit revendique de son côt une "bonne gestion" et une politique de protection sociale assume. Avec une dialectique bien rôde : les obstacles viennent de l'Etat, du Dpartement, et bien entendudu "contexte", dont il a beaucoup t question lors de la sance. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/05/01/conseilsaintpaul-69f3bc925c74c634919976.pngEcrit le 30/04 22:33 Le Tampon : imbroglio autour de "l'abandon" du projet de Parc du Volcan
C’est dans les colonnes du "Quotidien" qu’Alexis Chaussalet a choisi d’annoncer l’abandon du projet du Parc du Volcan. Un envoi aux oubliettes qui se veut symbolique puisque, en croire le maire lu depuis un mois, le projet tait emblmatique de l’re Thien Ah Koon. " Le Quotidien" dcrit un projet d’ampleur, dont la dernire phase devait notamment comprendre une zone consacre " la valorisation des plantes endmiques des Hauts" mêlant "dcouverte et contemplation", avec belvdre, passerelle immersive, serres godsiques, chaos rocheux, ainsi qu’une zone sensation incluant une piste de VTT. La raction de l'ancien maire est inattendue. Joint par "Clicanoo", Patrice Thien Ah Koon se dit la fois "perplexe et amus". "Aprs enquête publique, les services de l’État ont dlivr une autorisation environnementale pour l’excution des travaux qui sont quasiment achevs depuis novembre 2025", rappelle-t-il. "Tous les amnagements qui ont t effectus sont en conformit avec cette autorisation. Ça peut vous surprendre, mais la dernire phase voque dans l’article du Quotidien n’a jamais fait partie de mes projets. On abandonne donc un projet que j’avais dj abandonn ! C’est un bel effet d’annonce." Les travaux achevs fin novembre 2025 concernent donc des aires de jeux pour enfants, une piste de pump track, des kiosques ainsi que des cheminements pitons. "Cette partie aurait dj dû être ouverte au public... Cela n’a pas pu se faire parce que, fait rarissime, la prsidente de la Rgion, Madame Belloa, en personne et la surprise de ses propres services instructeurs, retir le dossier de subvention du FEDER... au moment même où la commission devait rendre sa dcision. Une subvention de 3,5 millions d'euros" De quoi, selon lui, "s'interroger sur l'utilisation des fonds europens, qui peut malheureusement obir des considrations politiques". https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/04/30/capture-d-ecran-2026-04-30-a-22-41-19-69f3a4ee2d7a4342162047.pngEcrit le 30/04 20:52 Afrique du Sud : fin avril 2026, les marches anti-migrants s'installent dans le paysage politique
Durban, Pretoria, Johannesburg... en quelques jours, entre le 23 et le 30 avril 2026, des marches anti-migrants se sont enchaînes. Portes par le mouvement March and March, avec l’appui de groupes dj identifis comme Operation Dudula, ces manifestations ont mobilis plusieurs centaines de personnes, avec des pointes plus leves, et ont entraîn des coupures de circulation et des fermetures de commerces, notamment hier, Johannesburg. Les estimations restent toutefois incertaines : le mdiaDaily Maverickvoque des rassemblements pouvant atteindre 2 000 3 000 personnes. L, les manifestants ont converg vers le centre-ville avant de remettre un mmorandum officiel au Parlement provincial du Gauteng ; le Premier ministre Panyaza Lesufi dispose de sept jours pour y rpondre. Dans la foule, la figure montante du mouvement, Jacinta Ngobese-Zuma, animatrice radio base Durban, a rejet avec force l’affirmation selon laquelle ses auditeurs et les organisateurs des manifestations seraient des "vigilantes" (terme difficilement traduisible qui dsigne des milices paramilitaires informelles, notamment en Afrique du Sud ou en Inde), affirmant que la mobilisation visait "l’emploi, l’ordre public et la lutte contre la corruption" ; elle a galement voqu les "menaces et intimidations" subies par les participants. Johannesburg, des stands tenus par des commerants trangers ont ferm avant même l’arrive des cortges, signe d’une crainte de dbordements ; les automobilistes ont t ralentis dans le CBD ; Pretoria, les manifestants ont cibl les Union Buildings ; Durban, les premires mobilisations avaient donn le ton quelques jours plus tôt. Les revendications ont t rptes en boucle aux quatre coins du pays : expulsions massives des migrants en situation irrgulire, avec mention explicite de nationalits comme le Nigeria, le Pakistan, la Somalie ou le Zimbabwe ; priorit nationale pour l’accs l’emploi, la sant et au logement ; dnonciation de la criminalit et de la corruption. Plus gnralement, une frustration conomique traverse le pays, où le taux de chômage officiel avoisine les 32 %, et où une partie de la population s’estime prive des dividendes de l’aprs-Apartheid. Dans ce contexte, le nombre de migrants est estim 3,1 millions de personnes sur une population d’environ 63 millions d’habitants. Rien de nouveau dans ces mobilisations. Depuis la fin des annes 2000, des pisodes rguliers de violences ou de protestations anti-trangers ont marqu les townships et les centres urbains ; Operation Dudula, apparu autour de 2021–2022 Soweto, avait structur ces actions en organisant patrouilles et marches ; des rassemblements d’ampleur ont dj eu lieu Pretoria en 2023, puis l’chelle du Gauteng et du KwaZulu-Natal en 2024 ; en 2025, ces groupes taient encore visibles lors d’vnements comme le G20 Johannesburg. Les marches d’avril 2026 prolongent ce mouvement, dans un contexte de pression sociale persistante. Cette tension se reflte aussi dans l’opinion publique : la dfiance envers les migrants est passe de 62 % en 2021 73 % en 2025 rvlait il y a peu un sondage ralis par l'organisme "Inclusive Society". Les autorits affichent une prudence qui dissimule mal un certain malaise. Le Government Communication and Information System (GCIS), par la voix de son directeur William Baloyi, a rappel que 500 000 migrants en situation irrgulire avaient t expulss ce jour, tout en affirmant un renforcement des contrôles aux frontires. Le prsident Cyril Ramaphosa met en garde contre toute drive xnophobe. Au Parlement, la commission des affaires intrieures a demand aux universits de procder des audits sur l’emploi d’trangers. Sur le plan diplomatique, les tensions sont contenues mais relles. Le haut-commissaire de Tanzanie, James Bwana, a rejet certaines rumeurs d’attaques cibles contre ses ressortissants, dnonant des fake-news diffuses sur les rseaux sociaux ; dans le même temps, le gouvernement sud-africain a runi des ambassadeurs africains pour aborder la question de la xnophobie. Sur le terrain, la police est dploye pour prvenir les violences, sans que les inquitudes disparaissent. On craint un peu partout de voir dferler des "chasses aux migrants", dont des vidos dtournes ou falsifies prtendent dj rendre compte sur les rseaux sociaux. Dans les prochains jours, tout se jouera dans le dlai de sept jours laiss aux autorits du Gauteng. Mais dj, les marches anti-migrants sont en train de changer la donne politique au sein de la nation arc-en-ciel.
G.T https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/04/30/capture-d-ecran-2026-04-30-a-15-54-22-69f3444f730b1198527643.pngEcrit le 30/04 14:00 Le Tampon: "Ce n'est pas un budget de rupture intgrale"
Adopt le 29 avril, le budget primitif 2026 du Tampon est, de l’aveu du maire, un budget de transition, prpar dans un "calendrier serr"... et ne saurait donc être "un budget de rupture intgrale", assume la collectivit dans sa communication. Mais Alexis Chaussalet, raffirmant ses engagements passs, tient dj y inscrire ses premires promesses de campagne. Premier engagement : les coles maternelles. La Ville annonce le recrutement de 32 ATSEM supplmentaires afin qu’il y ait, ds la rentre d’août 2026, une ATSEM dans chaque classe de maternelle. C’est la mesure phare, celle qui doit donner le ton ds la premire anne -c’tait aussi la principale annonce programmatique. Deuxime axe : la scurit. Le budget prvoit le recrutement de 4 policiers municipaux supplmentaires;la majorit promet de monter en puissance sur le mandat. Troisime promesse : les "Kaz 2 Karti". Le budget 2026 amorce leur lancement, avec une premire enveloppe destine aux tudes, aux quipements et la mise en place progressive de ces lieux de proximit. Des structures censes exister concrtement dans les quartiers, pas seulement sur le papier. Le tout se fait sans augmentation des taux communaux. C’est l’autre message politique de ce budget : tenir quelques-uns des engagements phares, rorienter les moyens disponibles, mais ne pas alourdir la fiscalit locale. Si le maire cible volontiers les erreurs de gestion de la majorit prcdente et tacle aussi l’État, qui a drastiquement rduit la voilur des contrats aids,les comptes ne racontent pas une ville la drive. Bien au contraire: Le Tampon arrive dans cette nouvelle mandature avec un hritage financier solide. Rcemment, la commune avait t classe par l’iFRAP comme la ville moyenne la mieux gre de France, pour une priode qui correspond peu ou prou au mandat d’Andr Thien Ah Koon. Entre 2018 et 2024, les dpenses communales ont ainsi baiss de 3,125 points, tandis que, sur la même priode, les impôts reculaient de 7,19 points. Les investissements, eux, ont progress de 101,92 points. Et malgr cette hausse trs nette de l’investissement, la dette communale a diminu de 2,05 points. Voil qui relativise le rcit d’une rupture totale. La nouvelle quipe veut imprimer sa marque, et elle commence le faire avec des mesures concrtes dans les coles, la scurit et les quartiers. Mais elle dmarre aussi avec des comptes suffisamment solides pour agir vite. En clair : changement de cap, mais sur des fondations existantes... et solides. Une marge de manoeuvredont bnficient bien peu de nouveaux maires La Runion. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/04/30/cm290426-2-69f333d618472906201708.jpegEcrit le 30/04 12:49 Avant d'effacer sa dette fiscale, la Rgion avait attribu des fonds europens SPHB
"Vous vous rendez compte, il y a quand même deux poids deux mesures", nous dit un contact au sein de la Rgion Runion qui, aprs lecture de notre article consacr aux deux millions de dette d’octroi de mer efface par la Pyramide, nous communique un document difiant, que vous pouvez voir en image de "une". (NDLR:les lignes manuscrites ont t biffes par "Clicanoo", pour viter que leur auteur ne soit reconnu).
Selon cette dlibration, SPHB (pour Socit productrice des huiles de Bourbon), la socit bnficiaire de ce pardon fiscal, a galement t destinataire de fonds europens. La Commission permanente du Conseil rgional, lors de sa sance du 6 fvrier 2026, a en effet approuv une aide au titre du FEDER-FSE+ 2021-2027 destine compenser les surcoûts de transport lis l’insularit pour les extrants productifs 2023-2025 de l’entreprise. Le montant total de l’opration s’lve un peu plus de 182 000 euros, financ 50 % par l’Union europenne (environ 91 000 €), 10 % par la Rgion Runion (autour de 18 000 11 €) et 40 % par l’entreprise elle-même pour un peu plus de 72 000 euros. Cette aide, inscrite dans le cadre du programme "Runion FEDER-FSE+ 2021-2027", vise explicitement soutenir la comptitivit de l’entreprise en compensant les coûts de transport maritime et arien. "Erreur en votre faveur, ne payez pas 2 millions" En clair, la Rgion a dbloqu des fonds europens pour SPHB, alors même que cette dernire tait dj susceptible d’un redressement ;pour rappel, celui-ci portait sur une dette d’octroi de mer de 2 millions d’euros... l’origine de cette dette, rvle avant-hier par Vianney Settama et confirme par "Clicanoo", les documents de la Commission permanente pointent une "erreur" de l’entreprise. Pendant plusieurs annes, celle-ci aurait malencontreusement dclar ses huiles sous une nomenclature faisant chapper ses produits un octroi de mer de 18 %. On notera, comme dit crole, avec in ti grain piment, que ce type d’erreur va trangement souvent dans le sens du non-paiement de l’impôt et bien rarement dans le sens inverse.Comme si l'on plongeait la magie enfantine du jeu de Monopoly : "erreur de vous-mêmeen votre faveur, ne payez pas 2 millions d'octroi de mer". Et l'on entend gure parler d’entreprises qui se "trompent" en s’acquittant malencontreusement de cinq ans de taxes non exigibles, sans que leurs comptables, experts, fiscalistes et autres actionnaires ne s’en meuvent…
Mais enfin, nous sommes en dmocratie et en État de droit ; depuis le Code napolon, la bonne foi, en France, se prsume. Il faut donc croire que SPHB s’est trompe, depuis 2022, sur la nomenclature de ses huiles. Tout comme vous et moi pourrions, aprs tout, nous tromper sur notre taux de prlvement, que le contribuable peut moduler manuellement ses risques et prils sur le site impots.gouv.fr… "Les coffre-forts d'La Runion" Reste que, pour vous,pour moi, pour la PME, pour l'artisan,en un mot pour le contribuable ordinaire,une erreur fiscale appelle correction, c’est--dire, restitution aux finances publiques de la somme qui aurait dû être perue. Correction qui peut tourner au redressement... Le redevable ou la petite entreprise ne le savent que trop bien :dans ces cas de figure, les impôtsonttôt fait d’intervenir directement sur les comptes bancaires, aprs de sommaires sommations, voire sans avertissement du tout. Et cela est normal. Normal pour vous, normal pour moi ; normal pour la PME, normal pour l'artisan… mais visiblement moins normal pour les grossiums du business, les gros poissons - ceux que Huguette Bello nomme les "coffre-forts d'La Runion". Le casSPHB nous montre que ces derniers peuvent et savent s’arranger avec l'implacable administration fiscale. Non point, d'ailleurs, parce quel’État seraitpar essence du côt des "gros", comme le prêche une vulgate gauchiste en vogue,qui hait la complexit, mais l’inverse, cause de la faiblesse relative de la puissance publique. Prive de vritables leviers d’intervention dans l’conomie, celle-ci est pour ainsi dire prise en otage par le chantage social des oprateurs… Or, la lecture du rapport prcit, qui plaide pour "l’oubli" de la dette de SPHB, nousapprend que l’entreprise, mise face sa dette, met dans la balance l’existence de 45 emplois, dont elle annonce la disparition en cas de redressement… preuve, au passage, que la dette n’a rien de "virtuel", contrairement ce qu’crivait hier la Rgion dans un communiqu emberlificot… Technique du coup d'ponge Il y a donc eu, comme nous l’crivions avant-hier, ngociation entre Bercy et la Rgion. L'Etat a fait ce qu'il pouvait - renoncer aux pnalits encourues par SPHB, soit quelques dizaine de milliers d'euros. La Rgion a de son côt renonc recouvrer la crance - puisque c’est elle qui collecte l’octroi de mer - titre "exceptionnel". Un abandon auquel Huguette Bello a consenti sans coup frir, sans ngocier, sans se bagarrer, sans tablir de rapport de force avec l’entreprise. Il faut dire que le manque gagner estminime pour la collectivit elle-même - environ 200 000 euros. Car contrairement une autre ide reue, la Rgion n’empoche pas la plus grande partie de l’octroi de mer qu’elle collecte : celle-ci va aux communes. On aurait donc pu s’imaginer que la Pyramide, tout le moins,consultât ces dernires, avant d’effacer 1,8 million d’euros susceptibles de rentrer dans leurs caisses... Or, aucune concertation n’a eu lieu ; c’est ce que nous confirmait avant-hier au tlphone Serge Hoareau, prsident de l’AMDR… Coup d’ponge d'autorit,donc, de la Rgion, au profit d’une grande entreprise, sans demander cette dernirede comptes ni d’engagements, hormis une promesse de "rgularisation" qui ne va tout de même pas jusqu' la restitution de l'octroi non acquitt. Et sans consulter ni même avertir les maires, cranciers "virtuels" de la dette d’octroi… Tout cela ressemble tout de même uncadeau une entreprise, qui plus esten situation de monopole, dont les actionnaires comptent par ailleurs au nombre des acteurs, au moins “virtuels”, du "patriotisme conomique" exalt par Huguette Bello. Prcision smantique : le "patriotisme conomique", c’est le terme lgant qui dsigne la consolidation acclre de l’oligarchie qui a cours depuis 5 ans La Runion, l’ombre du drapeau rouge tourn fuchsia qui flotte sur la Pyramide...et côt des multinationales auxquelles on droule depuis 2021 un tapis tout aussi rouge.
A l'ombre de Colbert et du drapeau fuchsia Ce sont sans doute ces hautes vertus patriotiques qui ont valu SPHB, on l’a dit plus haut, de bnficier de fonds FEDER alors même que l’entreprise tait en difficult et dbititrice d'une somme astronomique. Un renflouement qui n’est sans doute pas illgal, puisque l’entreprise avait souscrit un plan de rgularisation auprs de la Rgion, sa crancire "virtuelle". Pour autant, le procd illustre encore le "deux poids deux mesures" qui a cours en la matire. L encore, pensons aux petites et moyennes entreprises pi, aux artisans,qui doivent montrer patte blanche, courber l’chine et faire acte de conformit tous les temps et tous les modes pour esprer, souvent en vain, dcrocher la plus petite subvention. Sans aller si loin, imaginez-vous, demain, vis par un redressement, votre compte lest d’un avis tiers dtenteur, vous pointer devant votre banquier pour demander un prêt, muni de votre bordereau fiscal.Gageons que la rponse ne sera pas indexe sur votre degr de "patriotisme"… On pourrait conclure comme avant-hier, que "la chance ti poule pa la chance ti canard". Il faut toutefois regarder le problme la racine ; ce problme, outre la dpendance au carburant, rside dansl’octroi de mer lui-même. Il est dans la nature de cette taxe, institue par Colbert en 1670, 15 ans avant le Code noir et qui fait systme avec lui, d’ouvrir aux pouvoirs locaux une marge de dcision discrtionnaire qui confine l’arbitraire. Taxe la consommation, l’octroi est profondment et essentiellement injuste ; "Tmoignages" parlait, dans les annes 1970, de "gabelle des temps modernes"… On ne saurait mieux dire. Supprimer l’octroi de mer sans contrepartie est inimaginable ; le remplacer par une dotation de l’État, comme le prônent certains, est un leurre, car on sait, aprs prs d’un demi-sicle de dcentralisation, que l’État ne tient jamais ses promesses de compensation…Surtout quand elles sontproclames " l’euro prs". Reste que des propositions alternatives existent, notamment son remplacement par un impôt progressif sur les revenus, ou la rgionalisation de la TVA rduite - s'il faut subir un impôt sur la consommation, n'en gardons qu'un seul, disent les partisans de cette solution. Mais elles sont pourtant inaudibles, face aux puissances qui tiennent ce statu quo et son injustice fondamentale, qui se cumule ici avec l’usage galement quasi-discrtionnaire des fonds europens. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/04/30/federshpb-69f2644ed45a2356078019.pngEcrit le 29/04 22:04 Carburants : moins 3 centimes sur le sans-plomb, hausse du gazole limite +6 centimes grce au lissage des ptroliers, le spectre de la pnurie s'loigne
Le communiqu de la Prfecture est tomb : lgre baisse pour les automobilistes runionnais ds le 1er mai. Alors que le supercarburant (sans plomb) enregistre une baisse de 3 centimes d’euro par litre, passant 1,93 €, le gazole augmente de “seulement” 6 centimes pour s’tablir 1,83 € — une hausse qui aurait t bien plus forte sans l’intervention exceptionnelle des importateurs, arrache par l’UIDER. La Rgion Runion, pour sa part, maintient son aide sur la bouteille de gaz, qui reste fixe 18 € malgr une forte tension sur les marchs internationaux. Le dispositif de lissage activ par les importateurs Pour limiter l’impact sur le portefeuille des Runionnais, les quatre importateurs ptroliers prsents sur l’île ont mis en place un dispositif temporaire d’ajustement des prix. Comme annonc hier par Vianney Settama, porte-parole de la plate-forme des professionnels de la route, celui-ci permet “une diminution immdiate de 5 centimes d’euro par litre sur l’ensemble des gazoles (destins aux professionnels comme aux consommateurs) pour le mois de mai”. Grâce ce lissage, la hausse du gazole routier est donc contenue +6 centimes au lieu de +11. Les montants avancs seront progressivement rsorbs lorsque les prix la pompe s’orienteront la baisse. Une rvision mensuelle encadre par la rglementation Ce mouvement s’inscrit dans la rvision mensuelle des prix encadre par la rglementation. “Les prix des carburants La Runion sont rviss une fois par mois, conformment au cadre rglementaire en vigueur. Ils sont tablis partir de moyennes des cotations internationales des carburants observes sur plusieurs semaines (15 jours ouvrs)”, rappelle le communiqu. Ce mcanisme, conu pour viter les -coups brutaux, garantit “plus de stabilit et de lisibilit pour les consommateurs”. Un contexte international toujours tendu Derrire ces variations, le contexte mondial demeure instable. “Depuis plusieurs mois, les marchs de l’nergie restent sous tension l’chelle mondiale, notamment en raison de la situation gopolitique au Moyen-Orient”, relve la prfecture. Ces tensions psent sur les cours du ptrole et, par ricochet, sur ceux des carburants, dont les prix ragissent nanmoins de manire contraste. Le gazole, particulirement sensible, a connu une forte hausse dbut avril sur les marchs internationaux. “Plusieurs raisons expliquent pourquoi le gazole augmente davantage : le coût de production (raffinage) est plus lev, la demande mondiale est forte — le gazole est trs utilis dans les transports, le BTP ou encore l’agriculture — et le march est structurellement plus tendu”, dtaille le communiqu. D’autres produits suivent la même logique : le GNR et le ptrole lampant augmentent galement de 6 et 5 centimes respectivement (aprs application de la rduction), tandis que le supercarburant destin aux professionnels de la mer baisse lgrement. La bouteille de gaz stabilise 18 € grâce l’aide rgionale Le gaz butane connaît une volution plus marque. Les cotations internationales ont bondi de plus de 47 %, entraînant une hausse thorique de 2,73 € sur la bouteille de 12,5 kg. “Cette hausse est peine contenue par la parit favorable l’euro (-10 centimes). Elle est en revanche totalement absorbe par l’aide de la Rgion qui fige le prix de vente 18 €”, prcise le communiqu. Aucune pnurie craindre Malgr les tensions, le communiqu se veut rassurant : “Aucune pnurie n’est craindre dans le dpartement, l’approvisionnement tant scuris par un contrat annuel avec le fournisseur Singapour.” Les stocks stratgiques, quivalents 29 jours de consommation, ne seront pas utiliss pour faire baisser les prix. Ils sont rservs aux situations de crise majeure et doivent être immdiatement reconstitus au prix du march. La Runion conserve par ailleurs l’un des prix des carburants les plus bas parmi les territoires ultramarins et reste nettement en dessous des tarifs observs en mtropole, grâce au mcanisme d’encadrement et la maîtrise des coûts logistiques. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/04/29/carburantsbaissehausse-69f217d6ceadd205945199.pngEcrit le 29/04 16:38 Ligue des Champions – Demi-finale aller : le PSG s'impose 5-4 face au Bayern dans un match de folie
Dans un Parc des Princes en bullition ce mardi 28 avril, le Paris Saint-Germain a livr un vritable rcital offensif face au Bayern Munich, s’imposant 5 buts 4 lors du premier acte de cette demi-finale de Ligue des champions. Un match trs rythm, avec neuf buts au total et un match qui a bascul plusieurs fois. C’est pourtant le Bayern qui a ouvert le score par Harry Kane sur penalty, avant que Paris ne renverse la situation. Kvaratskhelia et Dembl ont chacun inscrit un doubl, portant le score 5-2 en seconde priode. Les Bavarois ont bien tent de revenir via Upamecano et Luis Díaz, mais trop tard. Les champions d’Europe en titre se rendent l’Allianz Arena la semaine prochaine avec un avantage d’un but, pour une place en finale du 30 mai. Un match spectaculaire ne pas manquer au retour ! https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/04/29/psgbayern-69f1a0cd59c68228148308.pngEcrit le 29/04 08:10 Selvam Chanemougame: "Il faut absolument attirer les touristes indiens La Runion" A la veille de l'arrive d'IndiGo dans notre le, le Dr Selvam Chanemougame, dirigeant de l'association "Tamij Sangam", rpond aux questions de "Clicanoo".
Clicanoo :Docteur Chanemougame, nous sommes J-1 de l’arrive de l’avion d’Air IndiGo. Vous êtes l’un des artisans de cette rouverture de l’île l’Inde, quel est votre sentiment aujourd’hui ? Selvam Chanemougame :C’est une grande satisfaction de recevoir, pour la premire fois, une compagnie arienne indienne La Runion. Ce n’est pas tout fait exact, car dans un lointain pass, un avion d’Air India a atterri pour des raisons lies un cyclone, et j’ai galement eu l’honneur de recevoir Sonia Gandhi, cheffe de l’opposition indienne, dans ce même aroport, il y a trs longtemps. Ceci dit, il s’agit bien d’une premire, puisqu’il est question d’un vol commercial rgulier. Grande satisfaction galement, car j’ai collabor, dans les annes 1992, avec Air Mauritius pour lancer leur premier vol direct sur Chennai ; puis avec Air Austral. Lorsque cette dernire a stopp cette ligne, mes amis et moi avons cr un collectif pour le maintien de ce vol sur Chennai et lanc une ptition en ligne, signe par plusieurs milliers de Runionnais. Clicanoo :Vous avez pos la dlicate question du visa, relaye par le dput Perceval Gaillard. Pouvez-vous nous rappeler les termes du problme ? S.C :La question de fond, c'est qu'il est bien plus compliqu pour un Indien d'obtenir un visa que l'inverse. Il y a une volont politique des États franais et indiens de soutenir cette relation. J’ai dpos, auprs des conseillers du Prsident, le 23 septembre 2024, une dolance sous forme de onze propositions de Tamij Sangam visant placer La Runion au centre des relations entre l’Inde et la France. L’une de ces propositions consistait favoriser l’ouverture du ciel runionnais aux compagnies ariennes indiennes, de manire gnrale. Clicanoo :Aujourd’hui, estimez-vous que ces difficults sont leves ? S.C :Cette premire tape, qui consiste ouvrir le ciel une compagnie indienne prive, est dsormais acquise. Il s’agit maintenant que chaque acteur du transport arien et des missions diplomatiques joue le jeu : l’aroport, les collectivits, notre agence de tourisme, nos agences de voyages, etc. Clicanoo :L’île Maurice capte aujourd’hui une grande partie de la clientle indienne, notamment grâce l’absence de visa. La Runion peut-elle rellement rattraper ce retard ? S.C :Pour prenniser cette liaison, il n’y a pas de miracle. Si la ligne n’est pas viable commercialement, cette compagnie partira. D’où mon appel ce que chaque maillon de la chaîne rflchisse et renforce cet objectif d’ouvrir notre île sur l’ocan Indien et sur l’Asie. L’île Maurice a une politique dynamique d’accueil, notamment par la suppression du visa pour les touristes indiens, qui affluent l-bas. Il faut absolument que nous, La Runion, nous attirions ces touristes, bien sûr par la promotion touristique en Inde, mais aussi par la suppression ou l’allgement des formalits de visa, dans les deux sens. Clicanoo :Que pourraient faire les autorits pour fluidifier la situation ? S.C :Il faut donner aux habitants de l’Inde et de l’Asie une visibilit plus forte de notre île. On ne peut pas continuer situer La Runion comme tant l’île voisine de l’île Maurice, car beaucoup ne nous connaissent même pas. Il faut donc attirer des touristes indiens, mais aussi venus de Singapour, de Malaisie, de Thaïlande, etc. Clicanoo :La prcdente liaison entre La Runion et l’Inde, notamment vers Chennai, s’tait solde par un chec. Quelles leons en tirez-vous pour viter de reproduire ce scnario ? S.C :En tant que militant culturel, cette liaison permet de renforcer les relations conomiques avec l’Inde, premire puissance de l’ocan Indien et quatrime puissance conomique mondiale. Les relations culturelles seront galement facilites. Je pense qu’Air Austral n’a pas eu le soutien ncessaire pour prserver et amplifier cette liaison. Il y a eu des obstacles franchir, notamment au niveau des dcideurs europens Bruxelles. Aujourd’hui, il y a une lgre volution des mentalits. On comprend mieux le rôle que doit jouer chaque dpartement d’outre-mer dans son environnement propre. Mais il faut une vision moyen et long terme, avec un effort particulier, notamment sur les visas, pour une relation plus prenne. C’est mon vœu de militant : amplifier l’ouverture de notre île sur son environnement. Clicanoo :IndiGo est une compagnie low-cost trs puissante en Asie. Selon vous, le modle conomique d’une telle ligne est-il viable sans un afflux massif de touristes indiens ? S.C :Il faut donner aux habitants de l’Inde et de l’Asie une visibilit plus forte de notre île. On ne peut pas toujours continuer la prsenter comme voisine de l’île Maurice. D’où la ncessit d’attirer des touristes indiens, mais aussi en provenance de Singapour, de Malaisie, de Thaïlande, etc. Clicanoo :Certains craignent qu’un assouplissement des visas entraîne des effets migratoires non maîtriss. Que rpondez-vous ces inquitudes ? S.C :Bloquer l’accs notre île sous la menace d’un risque migratoire est un leurre entretenu par certains. Nous n’avons pas connu, malgr la proximit, ce type de dferlement. Le prix du billet, ainsi que le coût de la vie La Runion, attireront une clientle aise, qui ne quittera pas ses intrêts conomiques florissants dans son pays. Clicanoo :Au-del du tourisme, voyez-vous dans cette liaison un levier pour les changes conomiques, universitaires ou culturels entre La Runion et l’Inde ? S.C :Bien sûr. Les relations conomiques sont indispensables, car les produits manufacturs dans ces pays coûtent bien moins cher qu’en Europe et sont souvent d’excellente qualit. Cela permettra de faire baisser les prix La Runion. Les changes universitaires sont galement importants, car ce sont les dirigeants de demain qui privilgieront les relations indo-franaises aprs avoir tudi dans notre universit de l’ocan Indien. Enfin, sur le plan culturel, les associations runionnaises pourront exporter leurs crations et accueillir celles venues d’Inde. Les formateurs, dans les domaines artistiques, pourront sjourner et apporter leurs comptences.
U.S https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/04/28/selvam3-69f0f2225a0bf550949541.jpgEcrit le 28/04 19:45 La semaine au cin
Ecrit le 28/04 14:30 Aroport : le personnel veut sa part de la croissance, pravis de grve compter du Premier mai
Ils demandent partager les fruits de la croissance de l’aroport. L’ensemble des 280 personnels de l’aroport Runion Roland Garros, tous services confondus, est appel une grve illimite compter de ce vendredi 1er mai. "L'entreprise affirme de solides performances conomiques et des rsultats records en 2025", affirme le SAFPTR dans un communiqu. "Nous constatons donc un grand cart entre le travail fourni par les salaris et la reconnaissance qui leur est accorde". De fait, hritier du dynamisme impuls sous la direction de Guillaume Branlat, l'aroport affiche de bons rsultats. Le trafic passagers est en hausse, tout comme l’activit fret, et le rsultat net a progress de prs de 20 % entre 2024 et 2025. Face la direction, l’intersyndicale CGTR, CFDT et SAFPTR dnonce un climat social dgrad. Les discussions continuent, mais les propositions ne passent pas. Pour les syndicats, le compte n’y est pas, notamment sur le pouvoir d’achat et la reconnaissance des efforts consentis. La mobilisation s’annonce trs suivie. Dans les faits, ce sont surtout les services annexes qui devraient être touchs. Le parking payant ou la mise disposition des chariots pourraient être perturbs. Le fret devrait être l’arrêt. Les oprations d’enregistrement des bagages pourraient, elles, être maintenues, sous rserve de l’absence d’incident. Sur la table : une augmentation de 4,7 % par salari avec effet rtroactif au 1er janvier 2026, une prime de 4 000 euros, ainsi qu’un complment d’anciennet pour les salaris de plus de quinze ans. Les syndicats rclament aussi la mise en place de la semaine de quatre jours, un abondement de la prime d’intressement hauteur de 50 % et le passage de six huit jours de tltravail par mois. Sans accord rapide, le conflit pourrait durer. https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/04/28/capture-d-ecran-2026-04-28-a-15-53-37-69f0a0b7e096a616602653.pngEcrit le 28/04 13:57 Sucre : quand le modle multinational s'effondre, comment La Runion peut-elle rebondir ?
Tereos France envisage de cder la majorit de sa filiale runionnaise. Tongaat Hulett, premier sucrier africain et socit centenaire, se bat depuis fvrier 2026 contre une demande de liquidation. La prochaine audience au tribunal de Durban (Afrique du Sud) est fixe aux 17 et 18 juin 2026. Dans la rgion ocan Indien-Afrique australe et dans le monde, le modle capitaliste des grandes structures multinationales sucrires montre ses limites sous l’effet conjugu de la chute des cours mondiaux, de la fragmentation gopolitique et d’une concurrence mauricienne qui s’est, elle, profondment reconvertie. Le modle runionnais doit lui aussi s’adapter ces bouleversements, avec ses faiblesses mais aussi ses forces, comme la biomasse, domaine dans lequel les Sud-Africains et les Mauriciens accusent plus de trente ans de retard.
Tereos La Runion : le sisme annonc L’information a filtr rcemment dans les milieux conomiques runionnais, relaye par Zinfos 974 : Tereos France envisagerait de cder la majorit de sa filiale locale, les Sucreries de La Runion, en ne conservant qu’une participation d’environ 20 %. Derrire ce scnario se cache une ralit financire brutale. Le chiffre d’affaires du groupe a recul de 19 % sur le premier semestre 2025/2026, la dette nette atteint 2,32 milliards d’euros, avec un levier d’endettement 5,6 fois l’EBITDA (bnfice avant intrêts, impôts, dprciation et amortissement, NDLR), et le groupe a mis en janvier 2026 des obligations 8,125 % pour se refinancer, taux rvlateur de la dfiance des marchs. Une dprciation d’actifs de 499 millions d’euros a plomb les comptes du semestre. Paradoxe runionnais : Tereos Ocan Indien est rentable. Plus de 41 millions d’euros de dividendes ont t remonts de La Runion vers Paris en 2025. C’est prcisment cette performance qui en fait un actif de cession attractif pour dsendetter la structure nationale. Tongaat Hulett : un sicle d’histoire sous menace de liquidation
En Afrique du Sud, la situation de Tongaat Hulett Limited (THL) connaît une trajectoire similaire. Fond dans les annes 1870 dans le KwaZulu-Natal (avec l’aide des sucriers runionnais), le groupe est devenu un acteur majeur du sucre en Afrique australe. Il est entr en “business rescue” (redressement judiciaire) en octobre 2022 aprs la mise jour d’irrgularits comptables massives. Un plan de sauvetage impliquant un consortium sud-africain dirig par le milliardaire Robert Gumede et l’homme d’affaires zimbabwen Rute Moyo a t approuv par les cranciers en janvier 2024. Il a finalement chou sur des exigences de financement non satisfaites. L’affaire est dsormais devant le tribunal de Durban. Lors des audiences des 16 et 17 avril 2026 devant la juge Rithy Singh, la liquidation a t ajourne aux 17 et 18 juin 2026 comme ultime fenêtre de ngociation. Le report a t rendu possible par un accord de dernire minute : la Banque de dveloppement industriel (IDC) a accept d’tendre et d’augmenter sa facilit de financement de 2,3 2,5 milliards de rands pour permettre THL de maintenir ses oprations jusqu’ la prochaine audience. Dans le plan prsent par le repreneur figure un projet de conversion vers la biomasse, une technique dveloppe par les industriels runionnais depuis plus de 35 ans et qui permet d’assurer une grande partie de la consommation lectrique de l’île. Les enjeux sociaux sont considrables : 15 000 petits exploitants de canne, 435 agriculteurs commerciaux, environ 2 550 employs directs et des dizaines de milliers d’emplois indirects dans les zones rurales du KwaZulu-Natal dpendent directement de l’issue judiciaire. Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Parks Tau, s’est oppos la liquidation. La juge Singh a estim que refuser l’ajournement “ne serait pas dans l’intrêt des habitants du KwaZulu-Natal” et a qualifi THL de “pilier vital de l’conomie provinciale”. La chute des cours : le facteur aggravant
Au-del de ces deux cas, c’est l’ensemble de la filire qui subit la pression d’un cycle baissier. Le prix mondial du sucre brut, qui culminait 27 cents la livre en 2023, est retomb 14,10 cents fin 2025. Cette baisse tient notamment la stratgie brsilienne d’arbitrage entre sucre et thanol, combine des importations de sucre asiatique bon march qui inondent les marchs africains. Pour les producteurs de l’ocan Indien, dont les coûts de production sont plus levs, la pression est durable. L’offensive mauricienne : la diversification comme stratgie
Face ce contexte, les industriels mauriciens ne sont pas pris de court. Depuis plus de 40 ans, les grands groupes sucriers de l’île sœur (Alteo, IBL, Rogers) ont opr une transformation stratgique profonde. Ils se sont diversifis dans l’hôtellerie et le tourisme de luxe, dans l’agroalimentaire d’exportation haute valeur ajoute (sucres spciaux, rhums premium), et dans des acquisitions d’actifs en dehors de l’île : foncier et immobilier La Runion, participations agricoles en Afrique orientale et australe. Leur ingnierie fiscale, rode via les conventions de double imposition entre Maurice, l’Afrique et l’Europe, et leur capacit d’investissement familiale multignrationnelle en font des repreneurs crdibles. Les capitaux mauriciens sont aujourd’hui en premire ligne si Tereos cde. “Nous ferons tout pour viter que les Mauriciens prennent la main sur la filire canne de La Runion”, avertit un chef d’entreprise local. Sur le terrain du sucre brut, la bataille est dj perdue. La seule voie crdible pour La Runion est celle d’une rupture vers la haute valeur ajoute. Cependant, vu le contexte mondial et la sensibilit politique du dossier, celui-ci prsente trop de risques pour des investisseurs habitus voluer dans des environnements stabiliss et compatibles avec la France. L’urgence d’un modle endogne
La situation de Tongaat Hulett et le possible dsengagement de Tereos ne relvent pas d’accidents isols : ils signalent la fin d’un modle. Les structures multinationales peinent absorber simultanment la volatilit des marchs, la recomposition gopolitique mondiale et les contraintes locales. Les États gnraux de la canne de 2025 ont pos des intentions. La prochaine audience du tribunal de Durban, le 17 juin 2026, et l’ventuelle cession de Tereos Ocan Indien rappelleront que les dcisions se prennent ailleurs, sauf si La Runion choisit de les prendre elle-même vers des produits et sous-produits haute valeur ajoute. La Runion dispose d’un avantage technologique que les groupes sud-africains et mauriciens, orients vers le tourisme et la finance, n’ont pas dvelopp : la maîtrise de la filire biomasse. Autour d’Albioma, des centrales de Saint-Pierre et du Gol, l’île a construit une expertise reconnue en co-combustion bagasse-bois et en conversion de biomasse ligneuse en nergie renouvelable certifie. Cette comptence rpond directement aux obligations europennes de dcarbonation.
Mais la rentabilit de ce modle dpend d’un approvisionnement en biomasse scuris et comptitif, comme l’ont prconis l’État et la Rgion Runion dans leur PPE (Programmation pluriannuelle nergtique) 2019-2028. C’est l que l’Afrique australe entre en jeu — ou pas, faute de structuration des filires d’approvisionnement. La Namibie et l’Afrique du Sud disposent de ressources importantes en biomasse ligneuse issues dubush encroachment, espces invasives fort pouvoir calorifique dont la valorisation en pellets est dj engage. L’Afrique du Sud possde par ailleurs l’une des filires de plantation forestire industrielle les plus importantes du continent. Des partenariats structurs dans ces deux pays permettraient La Runion de rduire sa dpendance au sucre brut tout en construisant une chaîne de valeur d’conomie circulaire l’chelle de l’Afrique australe. Mais pour cela, il faut une stratgie politique rgionale.
Gabriel Themba https://www.clicanoo.re/media/cache/thumbnail_homesecond/assets/images/articles/2026/04/28/capture-d-ecran-2026-04-28-a-14-10-39-69f088f302214671927530.pngEcrit le 28/04 12:16
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